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Studio Idaë

Smart waters

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Smart waters

Le qualificatif « smart » est convoqué pour signaler des fonctionnalités nouvelles issues des TIC adossées à un réseau destinées à un usager amateur ou professionnel qui donne vie au dispositif. Ainsi le réseau est dit « intelligent » pour sa capacité à communiquer et à traiter simultanément de multiples données de production, de consommation, de climat, de maintenance, etc. Il est capable d’intégrer, en temps réel, les actions de l’ensemble des producteurs et consommateurs afin de permettre un ajustement optimum entre production et consommation et de garantir un approvisionnement durable, sûr et à moindre coût. Le projet de smart water renouvelle la conception des réseaux de distribution d’eau : le modèle centralisé doit laisser place à un modèle systémique seul capable d’affronter les multiples défis que doit relever l’industrie de l’eau : changement climatique, extension urbaine, technicisation de l’espace habité, raréfaction des ressources, santé publique, attention collective à l’information, etc. Il s’agit de faire communiquer entre eux des techniques, des éléments fonctionnels, des usines, des entreprises, des salariés, des consommateurs, des pouvoirs publics. Il résulte de cet ensemble équipé de capteurs, de vannes, de connecteurs, d’interfaces, etc., un schéma d’interconnexion généralisée qui permet d’échanger des données entre de multiples agents techniques ou sociaux pour connaître, contrôler, gérer le réseau d’eau en vue de détecter et localiser les pannes, effectuer des opérations de maintenance, de relève et de conduite à distance, informer en temps réel les consommateurs, etc. Les possibilités qu’offre la convergence des TIC et du réseau physique de l’eau bouleverse la chaîne de valeur, entre monde des télécommunications, technologies de l’information, qualité, production, distribution et services de l’eau. Le smart water concerne autant les compteurs intelligents que les capteurs (qualité, pression, température, niveau, H2S, consommation énergétique) dans les réseaux (eau et assainissement) que les capteurs dans l’environnement.

Le laboratoire de conceptioon a permis d’aboutir à onze services. Chaque service détaille avec précision, sous la forme d’un scénario illustré, son mode opératoire, son domaine d’application et répond à des enjeux contextuels : les établissements de santé, de loisirs, la ville. Qu’il s’agisse directement de santé publique ou de questions environnementales, les propositions prennent largement en compte les données comme référent majeur et empruntent dans leurs réponses les voies du numérique.

> Voir l’ensemble du projet sur le site de la Cité du design.

2015

Équipe : Isabelle Daëron, Cyril Afsa, Frédéric Ruyant, Julie Brugier, Blandine Favier.

Client : Cité du design / Suez

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Atelier 6.1
20, rue Primo Lévi
75013 Paris
contact@isabelledaeron.com

Designer et chercheuse en design, diplômée de l’ENSCI-Les Ateliers et de l’Esad à Reims, Isabelle Daëron conçoit des scénarios articulant ressources naturelles et habitabilité. Son approche est protéiforme, et s’inscrit dans les domaines du design produit, design urbain et design d’espace. Ses projets mettent en perspective l’importance de l’enjeu environnemental actuel et leur champ d’application (flux, mobilité, espace public) tout en valorisant les ressources disponibles sur le territoire auquel ils sont attachés.

Certains de ses travaux, réunis sous la thématique des «Topiques» — Topique-eau, une fontaine filtrant l’eau de pluie ; Topique-eau-des-Cimes, un micro-réseau d’irrigation ; Topique-ciel, un miroir naturel alimenté par l’eau de pluie ; Topique-feuilles, un collecteur de feuilles utilisant le vent — ont reçu de nombreuses récompenses, telles le Prix Lille Design en 2012, Le Grand Prix de la ville de Paris en 2013 et le Prix Audi Talents Award en 2015. Son travail a également été exposé en France, lors de la Biennale internationale du design à Saint-Étienne, les Designer’s Days à Paris ou encore l’exposition «Conversation(s)» au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, et à l’international lors de l’International Craft Design exhibition à Taipei, la Helsinki Design Week, le CCA Kitakyushu au Japon, parmi d’autres.

Finaliste du Prix COAL – Art et Environnement 2017 et lauréate FAIRE DESIGN 2018, Isabelle Daëron travaille en collaboration avec deux designers : Pauline Avrillon, designer diplômée de l’École Boulle travaillant sur les projets de design urbain et Floriane Roué, architecte d’intérieur diplômée de l’Ensad, contribuant aux projets de set design (vitrines et scénographies). Ensemble, ils forment le Studio Idaë.

Studio Idaë se structure autour de trois champs de compétences agissant en synergie : design urbain, set design et recherche. Il collabore fréquemment avec des institutions publiques (Cité du design de Saint-Étienne, CAUE Rhône-Alpes, Domaine de Chamarande, Centre Pompidou, etc.), des entreprises privées (Hermès, Leroy Merlin, Orange, Suez environnement, Lesieur, etc.), des municipalités (Ville de Rennes, Ville de Saint-Galmier, Ville de Rheu, etc.) ainsi que des manufactures (Cristal Saint-Louis).

Aujourd’hui, l’ensemble de l’équipe se consacre parallèlement à trois projets : la conception d’une fontaine pour la place Saint-Germain à Rennes ; la réalisation du dispositif Aéro-Seine, bouche de rafraîchissement pour la Ville de Paris ; ainsi que le développement de nouvelles vitrines pour Hermès International et Hermès Japon.

> PressBook2019

 

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Développement web : Francis Josserand